
Sous la présidence de l’ancienne juge Deevianee Bissoondoyal, l’Independent Police Complaints Commission (IPCC) a enregistré 5 511 plaintes entre avril 2018 et mai 2026. Ces chiffres, publiés à la fin du mandat de Mme Bissoondoyal et des deux commissaires Phalraj Servansingh et Me Viren Ramchurn, dressent le bilan de huit années d’activité. Durant toute cette période, l’IPCC a également dû composer avec un nombre limité d’enquêteurs.
Sur les 5 511 plaintes reçues, 3 124 enquêtes ont été menées à terme. La plupart concernent des faits de mauvaise conduite policière classés dans une catégorie non spécifique. Viennent ensuite les allégations de brutalités policières et d’abus verbaux, qui totalisent plus d’un millier de plaintes. Le rapport fait également état de cinq allégations de torture et de huit décès survenus en détention policière.
Après avoir recueilli la plainte et entendu les différentes versions des faits, l’IPCC peut, selon les conclusions de son enquête, recommander des poursuites pénales et transmettre le dossier au bureau du Directeur des poursuites publiques, saisir la Disciplined Forces Service Commission ou le Commissaire de police pour des mesures disciplinaires, ou encore proposer une médiation entre les parties.
Au total, 54 dossiers ont été référés au bureau du DPP. Il faut toutefois rappeler que l’IPCC ne dispose d’aucun pouvoir d’arrestation. Par ailleurs, 577 plaintes n’ont pas été menées à terme, les plaignants ayant choisi de ne pas poursuivre la procédure. Tout au long de ces huit années, la commission a régulièrement dénoncé le manque d’enquêteurs, estimant que cet effectif insuffisant ralentissait le traitement des dossiers.


