
Des irrégularités dans la gestion des médicaments classés sous la “Dangerous Drugs Act” ont été mises au jour lors de trois descentes menées dans des pharmacies, hier, par des officiers de l’ADSU et des pharmaciens de l’Etat.
Le point commun entre les trois établissements visés : des anomalies liées au registre obligatoire des drogues dangereuses.
Deux pharmacies à Rose-Hill, appartenant à une même propriétaire, sont particulièrement dans le collimateur des enquêteurs. Cette dernière a été arrêtée et est actuellement détenue au centre de détention de Moka.
La première descente à Rose-Hill a eu lieu vers 15 heures à Samina Pharmacy où d’importantes quantités de médicaments soumis à un contrôle strict, dont du Tramadol, du Valium, du Pregabalin ou encoredu Rivotril, ont été sécurisées. La « pharmacy dispenser » n’a pas été en mesure de présenter le registre des drogues dangereuses. Interpellée, elle a ensuite été autorisée à rentrer chez elle après son interrogatoire.
Vers 19 h 05, les enquêteurs se sont rendus à la pharmacie Beau Séjour, également à Rose-Hill et exploitée par la même propriétaire. Là encore, d’importantes quantités de médicaments réglementés ont été découvertes.
Plus tôt dans la journée, une autre équipe de l’ADSU a perquisitionné Le Point Pharmacy, à Port-Louis. Le contrôle du registre des drogues dangereuses a révélé deux anomalies : quinze comprimés de Lexotanil 1,5 mg et soixante comprimés de Pregatas 75 mg étaient manquants. Son propriétaire a été arrêté pour ne pas avoir tenu à jour le registre réglementaire pour les médicaments tombant sous le “Dangerous Drugs Act” sous le à jour.


