
510 132. C’est le nombre de tentatives d’accès à des sites qui contiendraient des scènes d’abus sexuel sur enfants, selon le relevé de l’ICTA sur les habitudes d’internautes mauriciens, de janvier à juillet de cette année.
Les données des Mauritius ICT Indicators montrent également une évolution préoccupante. Si en 2022, 170 206 tentatives avaient été enregistrées, le chiffre a atteint 1 201 498, l’année dernière.
Même si ces statistiques correspondent à des tentatives d’accès et ne permettent pas, à elles seules de conclure à une infraction, elles constituent un signal d’alerte majeur.
Le nombre d’adresses IP mauriciennes auxquelles l’accès à ces sites a été bloqué est lui aussi en hausse : 8 791, contre 6 218 en 2022. Et ces chiffres ne racontent qu’une partie de l’histoire.
En parallèle, 1 635 cas de harcèlement en ligne, 223 cas de sextorsion, 702 cas de cyberharcèlement et 30 cas d’exploitation et d’abus sur enfants ont été signalés, avec une tendance à la hausse.
Ces chiffres ont été compilés suite aux mécanismes de filtrage des contenus d’abus sexuel sur enfants, notamment à travers les dispositifs de protection en ligne et l’utilisation de bases de données internationales.
La police dispose également d’une unité informatique et d’un laboratoire de criminalistique numérique pour traiter les preuves liées aux cybercrimes.
Sur le plan légal, l’arsenal comprend notamment la Children’s Act 2020, la Cybersecurity and Cybercrime Act 2021 ainsi que les dispositions pertinentes de l’ICT Act concernant les images indécentes d’enfants.


