
D’après le Country Focus Report 2026 de la Banque africaine de développement (BAD), Maurice résiste aux crises mondiales malgré les chocs externes. L’économie progresse même avec la guerre au Moyen-Orient et la hausse des prix du pétrole. La croissance était de 3,2 % en 2025 et devrait atteindre 3,8 % en 2027. Le vrai défi du gouvernement est de réduire la dépendance aux chocs externes et de sécuriser l’avenir du pays.
Le secteur informel pèse lourd dans l’économie mauricienne. Il représente 20 % du PIB et emploie un travailleur sur deux. Pourtant, il échappe souvent à l’impôt, ce qui prive l’État de 5,6 % du PIB chaque année. Pour y remédier, le gouvernement doit accélérer la digitalisation, selon le rapport. Les commerçants utilisent désormais des outils comme les paiements mobiles et numériques. Ces mesures facilitent la vie des petites entreprises et pourraient augmenter les recettes fiscales.
Le rapport indique également que la dette publique est inquiétante. Elle atteint 88,6 % du PIB. Pour éviter une crise, des réformes ont été lancées, mais la situation reste compliquée. L’âge de la retraite passera progressivement à 65 ans et les dépenses publiques devront être mieux contrôlées. L’objectif est de réduire le déficit budgétaire à 6 % en 2026, puis à 3,7 % en 2027. Ces efforts sont essentiels pour rassurer les investisseurs et protéger le pouvoir d’achat des Mauriciens.
Le rapport souligne toutefois que Maurice a les moyens de réussir si les réformes sont menées à bien. Il faut, selon la Banque africaine de développement, miser sur l’innovation, la rigueur budgétaire et l’inclusion. C’est dans ces conditions que le pays pourra bâtir une économie plus solide et plus juste pour tous.


