Par Vel Moonien

Une trace d’ADN sur le pantalon que portait l’habitant de Montagne-Ory fait l’objet de l’attention d’experts étrangers depuis plusieurs jours. Les enquêteurs britanniques, chargés par le Premier ministre de se pencher sur ce « cold case » espèrent incessamment avoir des éléments de réponse.
Navin Ramgoolam a récemment annoncé que de nouveaux développements sont attendus dans l’enquête sur le meurtre de Soopramanien Kistnen, surnommé Kaya.
Le corps de cet activiste du MSM avait été retrouvé partiellement carbonisé dans un champ de cannes à Telfair, à Moka, le 18 octobre 2020.
Des enquêteurs britanniques, sollicités par les autorités mauriciennes, ont envoyé le pantalon porté par la victime afin d’identifier l’empreinte génétique relevée dessus. Les résultats sont attendus prochainement.
Au départ, la thèse du suicide avait été évoquée. Mais l’autopsie et les analyses du Forensic Science Laboratory avaient conclu au contraire. Des particules de suie avaient notamment été retrouvées dans les voies respiratoires de la victime.
Son os hyoïde était intact, ce qui écartait la thèse d’une strangulation. Selon un expert français, Kaya Kistnen était encore en vie lorsque son corps a été incendié.
Dans son rapport après l’enquête judiciaire, la magistrate Vidya Mungroo-Jugurnath avait sévèrement critiqué la police, évoquant un « niveau d’incompétence jamais atteint ». Elle avait également laissé entendre que certaines actions ressemblaient à une tentative de « cover up ».
Il y a trois ans, le département d’État américain avait lui aussi déploré, entre autres, l’absence de développement dans cette enquête.


