Blanchiment de plus d’un demi-milliard: le réseau hawala dans le viseur de la FCC

Par Vel Moonien

Entre Rs 540 millions et Rs 720 millions auraient été converties en dollars américains et en euros, avant d’être transférées à l’étranger via le réseau hawala. La Financial Crimes Commission (FCC) enquête actuellement sur l’implication du présumé trafiquant de drogue Muzzafar Ali Lallmamode, de policiers de la défunte Special Cell de la Special Supporting Unit, du cambiste marron Neetish Seebaruth et de la “make-up artist” Bibi Naziah Meer-Hossen dans ce vaste réseau. Ils auraient travaillé avec des complices basés à Dubaï, au Royaume-Uni et en Thaïlande.

Le hawala est un système parallèle d’échange de devises existant depuis des siècles dans le monde oriental. Il permet de transférer des millions de roupies à travers le monde sans laisser de traces, d’où l’intérêt qu’il suscite auprès des individus impliqués dans le blanchiment d’argent et le trafic de drogue.

Le présumé trafiquant Muzzafar Ali Lallmamode, des policiers de la défunte Special Cell de la Special Supporting Unit qui auraient dépossédé un habitant de Vallée-des-Prêtres de plusieurs millions de roupies, le cambiste marron Neetish Seebaruth et la “make-up artist” Bibi Naziah Meer-Hossen feraient partie d’un réseau hawala ayant transféré à l’étranger une somme variant entre Rs 540 millions et Rs 720 millions préalablement converties.

Outre un présumé trafiquant de drogue, la FCC enquête sur d’autres individus, dont des policiers, qui feraient partie de ce réseau dont les tentacules s’étendent dans plusieurs pays. La liste de leurs avoirs est passée au peigne fin afin de les confondre.

Une enquête similaire avait déjà été ouverte il y a six ans spar la FCC, alors connue comme l’ICAC, sur la gérante d’une agence de voyage spécialisée dans les pèlerinages. Elle aurait transféré plus d’un demi-milliard de roupies à l’étranger. Elle aurait été dépouillée par une équipe de l’ADSU lors d’une perquisition.