Par Ashley Victor

La National Crime Agency ne sera pas une simple nouvelle structure administrative. Son Directeur-Général aura le contrôle administratif et opérationnel de l’agence, avec le pouvoir de reprendre une enquête à la police, de lui en confier une ou de mener une enquête conjointe avec le Commissaire de police. Ce qui pourrait soulever des controverses notamment sur le rôle du commissaire de police dans la nouvelle configuration…
La National Crime Agency aura pour mission de lutter contre la criminalité financière, la cybercriminalité ainsi que les crimes complexes, graves et organisés. Corruption, fraude, blanchiment d’argent, financement du trafic de drogue ou encore criminalité liée à des réseaux organisés entreront dans son champ d’action.
L’agence pourra également recueillir et analyser du renseignement, échanger des informations avec des organismes nationaux et internationaux. Elle pourra aussi récupérer et gérer les avoirs issus de la criminalité et traquer les réseaux financiers qui alimentent le trafic de drogue.
Son champ d’intervention pourra être particulièrement large. Une affaire pourra notamment être considérée comme complexe lorsqu’elle implique une personne politiquement exposée, une organisation criminelle, le financement du terrorisme ou lorsqu’une coopération internationale importante est nécessaire.
Et la NCA pourra agir même lorsqu’une enquête est déjà entre les mains de la police. Elle pourra la reprendre ou décider d’une enquête conjointe.
Ses enquêteurs disposeront, dans ce cadre, de pouvoirs similaires à ceux conférés à la police par les différentes lois.
