Par Vel Moonien

Le Central CID a ouvert une enquête sur les allégations de l’avocat Rouben Mooroongapillay relativement à l’enquête sur la tentative d’importation de 156 kilos de zamal depuis l’île sœur. Il accuse deux agents de l’ADSU de la Western Division d’avoir poussé son client à changer d’avocat et d’avoir réclamé un pot-de-vin à la députée Véronique Leu-Govind.
Les accusations sont contenues dans une lettre de 11 pages adressée il y a quinze jours au Premier ministre, au Directeur des poursuites publiques, au Master & Registrar de la Cour suprême, au président de la Commission des droits de la personne et au secrétaire du Bar Council. L’homme de loi de Gulshan Govind affirme que deux membres de l’ADSU de la Western Division auraient remis un téléphone à son client, Gulshan Govind, pour qu’il puisse contacter son épouse, Véronique Leu-Govind.
Ils auraient donné des instructions à la députée de la majorité pour qu’un autre avocat soit récruté pour son époux, tout en l’invitant à payer 2 millions de roupies pour que celui-ci soit remis en liberté. L’avocat a exigé une enquête indépendante sur ses allégations, ce qui a été soutenue par Bar Council. Outre un interrogatoire de Gulshan Govind le samedi précédent, une reconstitution des faits a eu lieu samedi dernier dans les toilettes de l’IT Unit de la police et au QB de l’ADSU.
Gulshan Govind a été arrêté fin juillet pour entente délictueuse visant à importer 156 kilos de zamal valant 234 millions de roupies de La Réunion et pour possession de méthadone, ainsi que pour culture de quatre plants de cannabis.
Le ruling pour la remise en liberté conditionnelle de Gulshan Govind sera rendu aujourd’hui.


