Par Ashley Victor

Les finances publiques sous pression. Selon Statistics Mauritius, les recettes de l’État ont progressé de 15,7 % durant l’année financière 2024-2025, pour atteindre Rs 197,2 milliards. Mais les dépenses ont augmenté encore plus rapidement, de 20,5 %, pour atteindre Rs 273,2 milliards. Le rapport met également en lumière le poids des intérêts de la dette, alors que l’État continue de consacrer une large part de ses dépenses aux secteurs sociaux.
Les recettes publiques reposent principalement sur les impôts. Ils représentent 83,6 % des recettes totales. La TVA rapporte à elle seule Rs 60 milliards, devant les impôts sur les revenus et bénéfices, avec Rs 48,3 milliards, et les droits d’accise, à Rs 24,7 milliards.
Mais ces recettes ne suffisent pas à couvrir les dépenses. L’État a dépensé Rs 273,2 milliards en 2024-2025, contre Rs 226,7 milliards en 2024. Le déficit passe ainsi de Rs 56,2 milliards à Rs 76,1 milliards.
Pour financer ce déficit, l’État a notamment émis Rs 62,6 milliards de dette sur le marché intérieur et contracté Rs 10,1 milliards de prêts extérieurs.
La dette publique atteint donc Rs 570,5 milliards à la fin de juin 2025. Rapportée au PIB, elle passe de 74 % à 79,6 % en une année. Les intérêts de la dette représentent Rs 19,1 milliards, soit 7 % des dépenses publiques.
Dans le même temps, 61,8 % des dépenses sont consacrées à l’éducation, la santé, le logement et la protection sociale notamment la charge de la pension.


