Par Danny Ip

Le Forensic Science Laboratory (FSL) fait face à un important retard dans le traitement des analyses toxicologiques liées aux cas de conduite sous l’influence de drogues. Une situation qui crée un véritable goulot d’étranglement au niveau du système judiciaire.
Avec le durcissement récent des lois, la police peut désormais suspendre immédiatement le permis de conduire d’un automobiliste suspecté de conduire sous l’effet de drogue. Toutefois, ces tests rapides effectués sur le terrain ne sont que préliminaires. La confirmation repose entièrement sur des analyses de sang ou d’urine réalisées par le FSL.
Le Forensic Science Laboratory peine à suivre le rythme. Sur plus d’un millier de conducteurs testés positifs lors des contrôles, seule une minorité de cas a pu être traitée jusqu’ici, laissant plusieurs centaines d’échantillons en attente d’analyse.
Ces retards ne sont pas sans conséquences. De nombreux conducteurs se retrouvent privés de leur permis pendant plusieurs semaines, voire plusieurs mois, en attendant les résultats officiels qui détermineront leur culpabilité ou leur innocence.
Parallèlement, les enquêtes policières sont également ralenties. Sans rapport toxicologique certifié, les dossiers ne peuvent être finalisés ni transmis rapidement devant la justice, plaçant ainsi plusieurs suspects dans une situation d’incertitude prolongée.
Face à cette pression, les autorités envisagent désormais l’externalisation des analyses vers des laboratoires privés. Une mesure qui vise à désengorger le FSL et accélérer le traitement des dossiers, alors que les exigences légales en matière de sécurité routière se renforcent.
