Savoir manier une arme ne suffit pas… Encore faut-il être psychologiquement apte à s’en servir. Après l’affaire Élodie Thomas, la question du suivi psychologique des policiers revient au premier plan. Si les agents bénéficient d’un entraînement régulier au maniement des armes, aucun suivi continu ne permettrait, selon les intervenants, d’évaluer leur état psychologique et leur aptitude à en porter une.
Pour Satish Baljeewon, président de la Police Fighters Union, le policier reste avant tout un être humain, exposé au stress et aux problèmes de santé mentale. Il estime qu’une évaluation psychologique régulière est primordiale. Des discussions devraient d’ailleurs être engagées prochainement en ce sens.
L’ancien inspecteur de police Ranjeet Jokhoo partage cet avis. Un supérieur hiérarchique ne peut pas toujours détecter les signes de stress ou de détresse psychologique chez un agent. D’où la nécessité, selon lui, de mettre en place des évaluations régulières pour s’assurer que les policiers sont aptes à assumer leurs responsabilités.

