Cybersécurité : 86% des professionnels de l’IT confrontés à des incidents (Kaspersky)

Dans un contexte où les échanges professionnels et personnels reposent de plus en plus sur les outils numériques, les cybermenaces ne prennent pas la même forme selon les métiers. Une récente enquête menée par Kaspersky auprès de 7.200 professionnels dans 18 pays révèle que plus de huit répondants sur dix ont déjà été confrontés à un incident de cybersécurité. Les appels et SMS frauduleux ainsi que le spam figurent parmi les incidents les plus souvent signalés, tandis que les fuites de données et le piratage de comptes sur les réseaux sociaux sont les risques qui suscitent le plus d’inquiétude.

Le taux d’exposition aux incidents atteint 89,7% chez les spécialistes du risque, du droit et de la conformité, contre 82% parmi le personnel administratif et de support aux entreprises.

Des menaces différentes selon les métiers

Les personnes exerçant des fonctions techniques déclarent moins souvent recevoir des appels frauduleux ou du spam que les autres répondants, mais leur taux global d’exposition aux incidents est plus élevé : 86%, contre 84,1% chez les non-spécialistes. Elles signalent aussi davantage de logiciels malveillants et de fraudes liées à l’intelligence artificielle ou aux deepfakes, ce qui montre que leur maîtrise technique ne les met pas à l’abri de menaces différentes.

Après un incident, les répondants disent plus souvent modifier leurs habitudes que renforcer leur protection avec de nouveaux outils. Près de 45% cessent de répondre aux numéros inconnus et 36,5% évitent les sites qu’ils jugent peu fiables, tandis que 30,1% activent l’authentification à deux facteurs et 24,3% installent un logiciel de protection.

Les professionnels du marketing déclarent le plus grand nombre moyen d’incidents distincts, avec 4,57 contre 3,72 pour l’ensemble des répondants, mais disent aussi plus souvent éviter les réseaux Wi-Fi publics lors de transactions, renouveler leurs mots de passe et sauvegarder leurs données. Les spécialistes du risque, du droit et de la conformité, qui présentent le taux d’exposition le plus élevé, déclarent surtout appliquer des mesures de base.