Affaire Élodie Thomas : policiers et soldats de la SMF dans le viseur des enquêteurs

Par Vel Moonien

La CID de la Western Division met les bouchées doubles pour ficeler l’enquête sur les incidents liés à l’approvisionnement en eau de vendredi soir à Camp-Levieux, au cours desquels Élodie Thomas a été grièvement blessée au cou par une balle de 0,38 mm tirée par le sergent Gautam Singh Taukoor. Inculpé samedi pour possession d’une arme à feu dans l’intention de mettre la vie d’autrui en danger, celui-ci a été suspendu de ses fonctions hier. C’est également le cas pour trois autres policiers pour non-assistance à personne en danger. D’autres têtes vont tomber.

Les soldats de la Special Mobile Force (SMF) présents au moment des faits seront de nouveau entendus. Il s’agit notamment d’un sergent qui aurait affirmé n’avoir rien vu et rien entendu, alors que les images de vidéosurveillance qui ont été partagées sur les réseaux sociaux ce week-end démontrent le contraire.

Ces images auraient également révélé que deux équipes de la Divisional Support Unit (DSU) et de l’Emergency Response Service (ERS) ont quitté les lieux aussitôt après que le sergent Gautam Singh Taukoor a fait usage de son revolver Smith & Wesson. Il venait alors de tirer sur le minibus de Rudy Soobrayen, qui partait déposer le personnel du Winners de Tribeca à leurs domiciles.

Ces agents pourraient être inculpés de non-assistance à personne en danger. Le chauffeur du minibus a déclaré que ces derniers l’ont ignoré et qu’il a dû contacter le numéro d’urgence de la police après avoir constaté que la caissière de 27 ans s’était affalée sur son siège après avoir été atteinte par une balle.