Affaire Mootoocurpen : l’ADSU et la douane renforcent les contrôles pour éviter le détournement de drogues

Par Vel Moonien

Les différences constatées entre le poids d’un colis de drogue au moment de sa saisie et celui déclaré par l’Anti-Drug and Smuggling Unit avaient conduit à une révision des procédures il y a deux ans. Un protocole d’accord avait alors été signé avec le service des douanes de la Mauritius Revenue Authority par feu le DCP Mardaymootoo Rassen, qui dirigeait à l’époque l’ADSU. L’objectif était de mettre un terme à ces pratiques et de renforcer les contrôles.

Des agents de l’Anti-Drug and Smuggling Unit de Saint-Pierre semblent s’être inspirés de méthodes dignes d’un scénario hollywoodien. Lors de saisies de drogues dans des colis arrivés à Maurice par courrier express, des quantités auraient été prélevées avant que le poids ne soit officiellement déclaré.

Pour éviter ce type de dérive, tout colis contenant de la drogue est désormais pesé par la douane. L’objectif est d’empêcher qu’un poids inférieur à la quantité réellement saisie ne soit ensuite déclaré par l’ADSU.

À la lumière des agissements allégués de l’équipe de Saint-Pierre, qui aurait agi sous les instructions du présumé trafiquant Steven Mootoocurpen, d’autres mesures ont également été mises en place.

Toute équipe de l’ADSU souhaitant intervenir à l’aéroport doit désormais obtenir l’autorisation du responsable de l’unité basée à Plaisance.

Selon l’enquête de la Financial Crimes Commission, basée notamment sur des informations extraites du téléphone de Steven Mootoocurpen, environ Rs 500 millions de drogues synthétiques provenant de Chine et du Japon, ainsi que du gandia importé d’Afrique du Sud, auraient été récupérées grâce à Kovilen Sangaran Pillay Murday, ancien constable de l’ADSU de Saint-Pierre, et son ancien supérieur, l’inspecteur Vicky Luckmun.