Par Vince Bryan

Faire le plein ou remplir son panier de courses pourrait continuer à coûter cher. Selon les dernières prévisions de la Banque mondiale, les prix des matières premières devraient bondir de 23 % en 2026, sur fond de conflits et de perturbations des approvisionnements mondiaux. Entre les tensions géopolitiques qui affectent le commerce international et le phénomène El Niño, qui menace les récoltes, Maurice n’est pas épargnée, compte tenu de sa forte dépendance aux importations.
Le pétrole est en première ligne. Les prix de l’énergie devraient grimper de 32 % cette année, avec un baril de Brent estimé en moyenne à 91 dollars. En cause : les tensions au Moyen-Orient, qui fragilisent la production et les exportations. À Maurice, après la hausse des prix à la pompe le mois dernier et alors que le Price Stabilisation Account est déficitaire, la prudence reste de mise.
Les prix des produits alimentaires devraient également augmenter de 10 % en 2026, puis de 7 % supplémentaires en 2027. Une évolution préoccupante, alors que les prix à la consommation à Maurice poursuivent leur progression depuis le début de l’année. Le coût élevé de l’énergie et le phénomène El Niño font également peser des risques sur les récoltes.
Avec une inflation qui a atteint 5,7 % à Maurice le mois dernier, ces tensions internationales pourraient accentuer la pression sur le pouvoir d’achat des ménages et alourdir les coûts d’approvisionnement. Le déficit commercial du pays atteignait déjà Rs 135 milliards en septembre 2026.


