Par Vince Bryan

Maurice continue d’acheter beaucoup plus qu’elle ne vend. Une réalité qui coûte de plus en plus cher au pays. En juillet 2026, le pays a importé pour plus de Rs 30 milliards de biens, alors que ses exportations ont rapporté Rs 10,9 milliards. Une grande partie de cette facture concerne l’énergie. Les produits pétroliers représentent près de Rs 6,7 milliards, soit environ 22 % de toutes les importations du mois. Et, sur les sept premiers mois de l’année, l’addition atteint déjà Rs 135 milliards , une note salée.
Maurice a importé pour plus de Rs 30 milliards, soit plus de 30 % de plus qu’en 2025 à juin de cette année. Selon Statistics Mauritius, Maurice affiche un déficit commercial de Rs 19,5 milliards en juillet. Malgré les appels à produire et consommer davantage localement, les importations n’ont pas diminué sur un an. Cette situation reflète notamment la forte dépendance de Maurice aux produits achetés à l’étranger. La facture énergétique se répercute aussi sur les coûts à la consommation.
La Chine reste le principal fournisseur de Maurice, tandis que les États-Unis demeurent notre première destination à l’exportation. La prolongation de l’AGOA apporte une ouverture supplémentaire aux exportateurs mauriciens.
Mais le défi reste de taille. Dans des temps aussi incertains pour le commerce, cette dépendance rend Maurice particulièrement vulnérable. Augmenter la production locale, développer les exportations et réduire progressivement le déficit commercial restent des leviers essentiels.


