Par Shriya Sunnassy

La déclaration des jeunes de l’océan est prête. Ce document est le fruit de la Local Conference of Youth qui a réuni des jeunes de Maurice, de Rodrigues et des Seychelles pour échanger sur les enjeux du changement climatique. Leurs discussions portaient sur quatre thématiques majeures : les écosystèmes marins, la justice climatique, la finance et la sécurité alimentaire.
L’objectif était de rédiger une déclaration commune regroupant les propositions des participants, qui sera transmise lors de la COP31, en novembre prochain, en Turquie. Selon ces jeunes, il s’agit de recommandations fondamentales qui doivent être prises en considération pour la prochaine génération.
Au fil des échanges, les jeunes ont tiré la sonnette d’alarme sur les récifs coralliens à l’agonie, la pollution plastique suffocante et les zones humides sacrifiées au profit de l’urbanisation. À Rodrigues, cet impact est direct, aggravant l’isolement et la crise de l’eau. Sur le plan économique, le manque d’accès aux crédits bancaires freine les projets écologiques portés par les jeunes et les PME.
Face à ces urgences, ils proposent des choix clairs. Côté mer, ils exigent l’arrêt des pêches destructrices et des études d’impact environnemental strictes pour tout projet touristique. Côté terre, ils recommandent d’allier technologies modernes et savoirs locaux pour préserver la nature et générer des emplois verts.
Afin de garantir la justice climatique dans les Petits États insulaires en développement (PEID), ils demandent des systèmes d’alerte précoce pour Rodrigues et un accès simplifié aux financements internationaux. Enfin, ils invitent les banques à débloquer des prêts verts pour financer les projets liés au solaire et à la collecte des eaux de pluie.
Pour ces jeunes, la résilience de nos îles ne se négocie plus. Intégrer ces mesures aux décisions politiques permettrait à Maurice et Rodrigues de tourner la page de la vulnérabilité pour bâtir un développement durable concret.


