Par Shazia Thupsee

Un atelier consacré à la sécurité en ligne s’est tenu ce matin à Ébène entre une équipe de Meta, propriétaire de WhatsApp et Facebook, et plusieurs parties prenantes mauriciennes.
Les échanges ont porté sur les enjeux liés à l’environnement numérique et sur les moyens de renforcer la protection des utilisateurs.
Parmi les sujets abordés : la responsabilité des personnes publiant des contenus indésirables, la nécessité pour les plateformes en ligne d’avoir une représentation locale à Maurice, ainsi que la modération des contenus.
Les discussions ont également porté sur la vérification de l’âge et la protection des enfants, notamment la question des heures limites d’accès, ainsi que sur les amendements envisagés à la Cybersecurity and Cybercrime Act 2021.
La gestion accélérée des demandes de retrait de contenus, la vérification des identités et l’appui aux forces de l’ordre dans les enquêtes criminelles figurent également parmi les sujets discutés.
Meta a par ailleurs présenté son Trusted Partner Programme, qui permet à l’entreprise de collaborer avec des organisations locales capables d’identifier et de signaler des contenus problématiques.
Thabo Makenete, Head of Public Policy pour l’Afrique australe chez Meta, a souligné l’importance d’une relation étroite avec le gouvernement. Selon lui, l’objectif de cet atelier est d’écouter les préoccupations des autorités, de les examiner avec les équipes de Meta et de rechercher des solutions communes.
Concernant le Kreol Morisien, il a indiqué que Meta dispose d’employés capables de modérer les contenus publiés dans cette langue.
En parallèle, le ministère des TIC et Meta discutent d’un Framework Agreement destiné à définir les futurs axes de coopération et à renforcer la sécurité en ligne dans le contexte mauricien.