Faux billets : la police enquête sur un réseau

Par Shazia Thupsee

Avoir de l’argent en main ne signifie pas forcément avoir de vrais billets. Plusieurs cas de faux billets de Rs 1000 signalés depuis le mois dernier soulèvent des interrogations sur un éventuel trafic organisé.

Rien que depuis le début de septembre, dix cas ont été détectés, principalement dans des banques de la capitale et impliquant des personnes venues effectuer des dépôts ou des opérations de change.

Le premier cas recensé remonte au 26 août, à Port-Louis. Ce jour-là, une propriétaire de magasin avait déposé Rs 400 000 lorsqu’un faux billet de Rs 100 a été découvert dans la liasse.

Quelques heures plus tard, dans la même banque, un faux billet de Rs 1 000 a été détecté dans un dépôt de Rs 403 000 effectué par un habitant de Baie-du-Tombeau. Cinq jours plus tard, le même numéro de série a réapparu, lors d’un dépôt de Rs 100 000 effectué par un travailleur indien. Depuis, les signalements de faux billets de Rs 1 000 se multiplient, notamment à Port-Louis, Phoenix et Grand-Baie.

Et le phénomène ne se limite pas à la roupie. Fin août, trois faux billets de 50 euros portant le même numéro de série ont également été détectés. Plus tôt, en juillet, un faux billet de 100 dollars avait été signalé dans une banque commerciale à Grand-Baie.

Dans le cadre de cette affaire, la police a procédé à l’arrestation de deux habitants de Petite-Pointe-aux-Piments, hier. Les deux suspects ont reconnu être en possession des billets concernés. Ils devraient comparaitre en cour, aujourd’hui.

Ces différents cas ont désormais attiré l’attention des enquêteurs. La police regroupe les différents dossiers afin de déterminer s’ils pourraient avoir une origine commune.

Les enquêteurs comparent notamment les circonstances dans lesquelles les faux billets ont été détectés, leurs numéros de série ainsi que les profils des personnes concernées. Il s’agit également de déterminer s’il existe un lien entre les différents détenteurs ou si certains billets pourraient provenir d’une même source.

Le DASP Suhail Lidialam, responsable du Police Press Office, apporte davantage de précisions sur cette enquête.