Féminicide et viol conjugal : le Code pénal renforcera la protection des victimes au foyer

L’époux ou le partenaire qui commet un viol ou meurtre dans un contexte de violence domestique s’exposera à des peines plus lourdes. Un amendement au Code pénal, présenté, hier, par l’Attorney General, fera du lien conjugal ou intime une circonstance aggravante.

Selon Gavin Glover, une victime ne devrait jamais être en danger dans le lieu où elle est censée se sentir le plus en sécurité. Le texte vise notamment les conjoints, ex-conjoints, partenaires, fiancés et personnes vivant sous le même toit. Le viol conjugal sera passible d’une peine de 10 à 45 ans de prison. Les peines minimales pour meurtre et assassinat seront également relevées lorsque les faits relèvent de violences domestiques.

La députée de l’opposition Joanna Bérenger estime que les amendements proposés au Code pénal constituent une avancée, mais qu’ils ne vont pas assez loin. Lors des débats parlementaires, elle a appelé l’Attorney General à revoir également les dispositions encadrant le viol et la sodomie afin d’offrir une protection égale à tous les citoyens, sans distinction.

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