Par Vel Moonien
Le présumé trafiquant de drogue Steven Mootoocurpen a-t-il été mené en bateau par son informateur au sein même de la Financial Crimes Commission ? En tout cas, parmi le lot de documents hautement confidentiels récupérés sur le téléphone portable du suspect, l’un est un faux. Ce développement pousse les enquêteurs à explorer plusieurs pistes.
Steven Mootoocurpen s’est-il laissé aller à fabriquer un faux, ou est-ce l’œuvre d’une ou de plusieurs personnes au sein de la Financial Crimes Commission qui lui ont fourni un lot de documents hautement confidentiels ? Dans le cadre de l’enquête ouverte sur ce scandale, un examen comparatif avec les documents originaux a permis de confirmer que l’une des demandes pour un ordre auprès d’un juge en Chambre n’est pas authentique.
Les enquêteurs s’attèlent donc à comprendre l’existence de ce faux et si Steven Mootoocurpen l’a obtenu parce qu’il exerçait des pressions sur sa ou ses source/s au sein de l’institution.
Comme révélé sur Radio One durant la semaine écoulée, des détails sur des limiers enquêtant sur lui, ainsi que sur l’un des limiers responsables de l’enquête sur Wendip Appaya, ont également été récupérés sur son téléphone portable. Inculpé d’entente délictueuse en vue de pervertir le cours de la justice relativement à La présence des documents de la FCC sur son appareil, il est soupçonné d’avoir voulu intimider ces enquêteurs, même si aucun d’entre eux n’a rapporté avoir été menacé. Exception faite du directeur général de l’institution, Sanjay Dawoodarry, qui a reçu une lettre de menaces accompagnée de balles à son domicile. Fait intéressant, Sanjay Dawoodarry a vu Steven Mootoocurpen devant chez lui peu avant cet incident.


