Par Emmanuel Edoo

Le face-à-face entre Pravind Jugnauth et la police prend une nouvelle tournure. Convoqué jeudi aux Casernes centrales dans le cadre d’une enquête sur l’utilisation présumée d’équipements et de systèmes d’interception massive de données, l’ancien Premier ministre a refusé de répondre aux questions.
La police affirme que les faits et circonstances lui ont été exposés. Pravind Jugnauth soutient au contraire que les éléments justifiant les soupçons ne lui ont pas été communiqués, tout en affirmant défendre ses droits constitutionnels, juridiques et politiques.
Deux communiqués, deux versions des faits autour du même interrogatoire. La police affirme que Pravind Jugnauth s’est présenté aux Casernes centrales pour être interrogé sur sa participation présumée à l’acquisition et à l’utilisation, par le bureau du Premier ministre, d’équipements et de systèmes destinés à l’interception massive de données et à la surveillance.
Selon la police, les faits, les circonstances et la nature des infractions faisant l’objet de l’enquête lui ont été exposés, ainsi qu’à ses avocats.
Pravind Jugnauth conteste cette version. Dans un communiqué publié ce matin, il affirme avoir demandé les éléments permettant de comprendre le fondement des soupçons, mais soutient que la police a refusé de les lui communiquer.
Il reconnaît avoir refusé de répondre aux questions, expliquant que cette décision découle précisément de ce refus.
Autre précision : il s’est présenté malgré l’indisponibilité de son Senior Counsel, Me Collendavelloo, avec Me Raouf Gulbul et les autres avocats présents.
La police indique que la suite de l’audition a été ajournée. Pravind Jugnauth annonce désormais qu’il ne portera pas son concours à l’enquête et affirme vouloir défendre ses droits constitutionnels, juridiques et politiques.


