
La cour industrielle a statué en faveur d’une employée occupant le poste d’Accountant Clerk dans une compagnie de construction, licenciée en janvier 2025 alors qu’elle était enceinte. Après 12 ans de service, elle a exposé devant la cour une série de faits de harcèlement moral subis sur son lieu de travail, ayant conduit à un licenciement jugé injustifié. Dans un jugement rendu le 4 août, le magistrat Medaven Armoogum a ordonné le paiement par Areva Immobiliers Limited d’une compensation de Rs 2,4 million.
Employée pendant 12 ans dans cette compagnie de construction, la plaignante avait été transférée en 2021 vers une filiale, après une liquidation. Fin 2024, la situation se dégrade lorsque son supérieur apprend sa grossesse et adopte un comportement jugé harcelant. Sous pression, elle développe des complications de santé liées à sa grossesse.
Le 9 janvier 2025, elle informe son employeur, par courriel, de son absence en joignant un certificat médical. Malgré plusieurs échanges, les tensions persistent. Quatre jours plus tard, le 13 janvier, elle est licenciée.
Dans son jugement, la cour industrielle retient des faits de harcèlement et conclut à un licenciement injustifié. Elle note également qu’une partie du temps de service n’a pas été rémunérée.
La cour ordonne ainsi le paiement d’une compensation équivalente à trois mois de salaire par année de service, soit un total de 2,4 millions de roupies.
Ce jugement rappelle qu’une grossesse ne peut justifier un licenciement et souligne l’obligation pour les employeurs de respecter les lois du travail, notamment en matière de procédure et de paiement des droits dus.


