Par Vel Moonien et Shazia Thupsee

La Financial Crimes Commission s’apprête à interroger des membres de l’Anti-Drug and Smuggling Unit de Saint-Pierre quant à leur implication dans le réseau du présumé trafiquant de drogue Steven Mootoocurpen.
L’examen de son téléphone portable a permis de mettre à jour un mécanisme bien huilé pour faire entrer de la drogue synthétique et du gandia sur le territoire mauricien sans encombre.
C’est une boîte de Pandore que les enquêteurs du Réduit Triangle ont ouverte en examinant le contenu du téléphone portable de Steeven Mootoocurpen. De la drogue synthétique provenant de Chine et du Japon et du gandia importé d’Afrique du Sud arrivaient à Maurice par colis express.
Kovilen Sangaran Pillay Murday, un ex-constable de l’ADSU de Saint-Pierre, refilait les détails sur les colis à son ancien supérieur, l’inspecteur Vicky Luckmun. Avec son équipe, l’inspecteur aurait procédé à des contrôles et des saisies tout en ponctionnant une grosse partie de la drogue. Seule une infime partie aurait été déclarée pour jeter de la poudre aux yeux.
Kovilen Sangaran Pillay Murday et Vicky Luckmun ont déjà été arrêtés par la FCC pour entente délictueuse en vue d’introduire 11 kilos de drogue synthétique d’une valeur de 200 millions de roupies. Mais le montant de la drogue écoulée dans l’île tournerait autour de 500 millions de roupies.
Kovilen Sangaran Pillay Murday avait été trouvé en possession d’une somme de Rs 1,4 million et d’une Ford Raptor évaluée à Rs 2,7 millions. Vicky Luckmun serait propriétaire de plusieurs véhicules qu’il met en location pour arrondir ses fins de mois et justifier, par la même occasion, son train de vie. Leurs complices au sein de l’ADSU sont attendus au Réduit Triangle.


