Système carcérale sous pression : la NHRC étudie des alternatives à la détention provisoire

Par Rebecca François Boncoeur

Le système carcéral mauricien est confronté à un problème de surpopulation depuis des années. La situation de Maurice ne serait pas un cas isolé. Le mois dernier, la National Human Rights Commission a entamé des discussions entourant ce problème. Elle estime qu’un nombre conséquent de détenus pourrait être orienté vers des alternatives, tels les programmes de désintoxication. En redirigeant certains détenus, la pression sur le système carcéral pourrait diminuer.

Les discussions entourant d’autres options que la détention provisoire ont démarré notamment avec une rencontre avec le Commissaire des prisons. Pour la National Human Rights Commission, des peines alternatives et des programmes de désintoxication sont des solutions à étudier pour remplacer la détention provisoire. En effet, le nombre de détenus dans cette catégorie représente 40 % de la population carcérale. Cette situation pèse lourd sur le système, non seulement en termes de coût pour l’état, mais également en ce qu’il s’agit de la réhabilitation.

La National Human Rights Commission travaille avec les autorités carcérales et reste ouverte aux recommandations d’autres parties prenantes afin d’élaborer une ligne directrice. Il faudrait notamment déterminer des peines alternatives à la détention provisoire. Pour la commission, l’objectif est clair ; garantir la réinsertion. La formation et le bien-être du personnel figurent également parmi les objectifs afin de mener à bien ce projet.