
La réforme électorale sera le point central des débats pour la rentrée politique en janvier 2026. C’est ce que nous ont fait comprendre des sources au bâtiment du Trésor. Raison pour laquelle la création de la Constitutional Review Commission a été dissociée de la réforme électorale. Le Premier ministre, Navin Ramgoolam, veut ouvrir les consultations publiques à ce sujet afin d’établir un calendrier de travail pour le premier trimestre de l’année prochaine.
C’était l’un des « macadams » durs qui provoquaient des tensions entre le MMM et le Parti travailliste, il y a trois semaines. Le projet de réforme électorale, tant souhaité par le Premier ministre adjoint, prend forme. Vendredi dernier, le Conseil des ministres a annoncé l’ouverture des consultations publiques sur cette réforme. Une initiative déjà entreprise par Navin Ramgoolam, en 2013 et qui avait débouché sur un White Paper.
La réforme devra apporter une évolution à notre système électoral, 57 ans après l’indépendance : en finir avec la déclaration de l’appartenance ethnique d’un candidat aux législatives ; certains parlent déjà de la fin du système des Best Losers, remplacé par une dose d’élus à la proportionnelle ; créer une nouvelle représentativité féminine au Parlement ; et proposer une loi sur le financement des partis politiques. Sachant que le gouvernement dispose de la majorité absolue pour amender la Constitution et voter cette réforme.
Concernant la Constitution, il nous revient que la composition du comité est en phase de finalisation. L’Attorney General peaufine les dernières lignes du Terms of Reference pour cette réforme. La Constitutional Review Commission et la réforme électorale seront désormais deux projets gouvernementaux séparés.


