
En marge de la réunion tripartite de ce jeudi 11 décembre, un montant compris entre Rs 530 et Rs 850 circule déjà dans les hautes sphères du gouvernement comme possible compensation salariale pour 2026. Cette fourchette indique l’orientation privilégiée par l’exécutif, malgré des revendications syndicales nettement plus élevées. Le patronat, lui, se montre prudent, soulignant que plusieurs secteurs, notamment les PME, l’industrie manufacturière et l’hôtellerie, restent sous pression.
Sur la base des estimations de l’inflation 2025 par la Banque de Maurice, situées entre 3,5 % et 4 %, les syndicats ont calculé une compensation variante entre Rs 850 et Rs 1 800. Cependant, dans la pratique, la compensation n’est pas toujours strictement alignée sur l’inflation. L’exécutif peut choisir un montant fixe plus modéré, tenant compte de la situation économique actuelle, afin de limiter le poids supplémentaire sur les entreprises ou de cibler prioritairement les travailleurs à bas revenus. C’est dans ce contexte qu’une fourchette de Rs 530 à Rs 850 est évoquée dans les coulisses.
Les syndicats maintiennent leurs revendications, arguant de la hausse persistante du coût de la vie. Le patronat demeure réservé face à une compensation trop élevée, rappelant les difficultés rencontrées par plusieurs secteurs encore en phase de consolidation.
La réunion tripartite de ce jeudi permettra à chaque partie de défendre ses positions. Plusieurs observateurs estiment qu’un compromis « intermédiaire » pourrait être retenu, comme cela a déjà été le cas les années précédentes.


