Patrimoine de l’Unesco : Maurice n’a pas soutenu l’Inde pour le Deepavali

Le 10 décembre, l’Unecso a inscrit Deepavali sur sa liste du patrimoine culturel immatériel de l’humanité. La candidature, portée par l’Inde, n’a pas été soutenue par Maurice. Une demande d’appui institutionnel, transmise l’an dernier par l’ancienne Haute-commissaire de l’Inde à Port-Louis, serait restée sans suite. Cette omission contraste avec la place qu’occupe la fête de Divali à Maurice, reconnue comme fête nationale et largement célébrée au-delà de toute appartenance religieuse.

Deepavali a été inscrite le 10 décembre sur la liste représentative du patrimoine culturel immatériel de l’humanité par l’UNESCO, lors d’une session tenue à New Delhi. Une reconnaissance portée par l’Inde, sans appui officiel de Maurice.

Selon les informations recueillies, une demande de soutien institutionnel avait été adressée l’an dernier à l’ancien gouvernement par Nandini Singla, alors Haute-commissaire de l’Inde à Maurice. Cette démarche serait restée sans réponse. Cette absence place aujourd’hui l’État dans une position inconfortable, voire embarrassante.

À Maurice, Divali figure déjà dans l’inventaire national du patrimoine culturel immatériel et s’inscrit pleinement dans la culture nationale. Comme Noël, la fête est vécue comme un moment partagé par la majorité de la société. Le décalage entre cette réalité et l’inaction passée laisse apparaître une gêne institutionnelle, révélatrice d’une occasion manquée sur les plans culturel et diplomatique. D’autant que l’Inde est l’un des alliés les plus proches du pays et avait même invité Maurice à participer au G20 en 2023.

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