
Alors que le Royaume-Uni observe traditionnellement une accalmie politique durant les fêtes de fin d’année, le dossier sensible des Chagos continue d’agiter Westminster. Les conservateurs britanniques refusent toute trêve et maintiennent une pression constante sur le gouvernement travailliste, accusé de vouloir faire adopter dans la précipitation une législation aux conséquences historiques.
Au cœur des critiques figure le calendrier parlementaire particulièrement serré imposé au projet de loi sur les Chagos. Le Report Stage a été programmé dès le 5 janvier, jour de reprise des travaux parlementaires après Noël, une date jugée stratégique par l’opposition, puisque de nombreux membres de la Chambre des Lords pourraient encore être absents. Plus controversée encore, la troisième et dernière lecture du texte est prévue seulement deux jours plus tard, limitant fortement le temps de débat et de scrutin sur une question mêlant souveraineté, sécurité nationale et droits humains selon les conservateurs.
Ils dénoncent également la date butoir fixée au 23 décembre pour le dépôt des amendements. Selon eux, ce choix, intervenu alors que le Parlement fonctionnait au ralenti a rendu l’exercice difficile. Malgré cela, une mobilisation exceptionnelle a permis le dépôt de plus de cinquante amendements, signe de la sensibilité du dossier.
Pour les conservateurs, la méthode du gouvernement travailliste pose un problème de principe. Ils estiment qu’un dossier aussi lourd de conséquences historiques et humaines mérite un débat approfondi et transparent, loin de toute manœuvre politique et procédurale.


