
Un an après le gel des financements américains décidé par Donald Trump en janvier 2025, la lutte mondiale contre le VIH est affaiblie.
Suspendant les aides et les accords pendant 90 jours et paralysant l’Agence américaine pour le développement international, cette mesure a entraîné des congés forcés et des licenciements massifs dans les agences engagées.
L’Union internationale d’ONG communautaires de lutte contre le sida et les hépatites virales (Coalition Plus) tire la sonnette d’alarme. La prévention, les soins et l’accompagnement reculent, touchant en priorité les femmes, les jeunes et des personnes LGBTQI+.
Cette enquête menée par Coalition PLUS et ses partenaires auprès de 79 associations dans 47 pays montre que le gel des financements internationaux, notamment américains, a fortement affaibli la lutte contre le VIH
Pour 77 % des associations, la baisse des ressources a réduit la capacité à fournir leurs services habituels. L’accès à la prophylaxie pré-exposition (PrEP), le traitement antirétroviral empêche l’infection par le VIH, fonctionne à moins de moitié dans 81 % des structures, et le soutien aux personnes vivant avec le VIH a chuté de moitié pour 69 % des associations.
Les produits essentiels tels que les traitements des infections sexuellement transmissibles, préservatifs, lubrifiants, matériel de réduction des risques, sont moins disponibles et seulement un quart des associations maintiennent pleinement l’accompagnement juridique ou la lutte contre les violences basées sur le genre.
Les populations les plus vulnérables sont particulièrement touchées. Les services sont interrompus pour 10 % des personnes trans et usagers de drogues et ont fortement été réduits ou suspendus pour plus de 80 % des hommes ayant des rapports sexuels avec des hommes et des travailleurs du sexe.
Au total, 2 275 postes d’agents communautaires ont été impactés. Alors qu’en 2025, l’United States Agency for International Development (USAID) et le President’s Emergency Plan for AIDS Relief (PEPFAR) figuraient parmi les principaux bailleurs pour 27 % des associations, seules 14 % prévoient encore ce soutien en 2026.


