
Ce qui amuse certains peut causer une immense détresse chez d’autres. Les psychologues appellent à une éducation numérique renforcée pour protéger les personnes mentalement handicapées des dangers des réseaux sociaux.
Face à l’augmentation des vidéos et photos manipulées d’individus mentalement handicapés, la psychologue Sapna Jaggeshar Mudhoo recommande aux familles, aux proches et aux professionnels de les sensibiliser à l’intelligence artificielle et à l’utilisation des réseaux sociaux.
Ces personnes, souvent désireuses de partager leurs émotions sur des plateformes comme TikTok, mais deviennent souvent des cibles pour les « trolls » et leur manque de compréhension les empêche de distinguer entre le contenu réel et celui qui est modifié.
Cela peut entraîner de graves conséquences émotionnelles, allant jusqu’à des comportements autodestructeurs. Le psychologue insiste sur la nécessité d’une éducation numérique adaptée pour les protéger
Les effets psychologiques du cyberharcèlement sont connus : aggravation des symptômes anxieux et dépressifs, diminution de l’estime de soi, troubles du sommeil, isolement social, idées suicidaires. Chez les personnes psychologiquement vulnérables, ces effets peuvent être rapides et sévères.
Selon Ruchi Swambar, Psychological Counsellor de Les Mariannes Wellness Sanctuary, le travail thérapeutique permet également d’aider ces personnes à renforcer leur estime de soi. Elles perdent de la confiance et n’arrivent pas à définir leur valeur personnelle qu’à travers les réactions ou validations obtenues sur les réseaux sociaux.
Savoir établir des limites (limiter le temps d’écran, régler la confidentialité des comptes, bloquer ou signaler les utilisateurs malveillants) est une partie de cette protection psychologique.
Au niveau sociétal, il faut combattre la banalisation du cyberharcèlement. Trop souvent, les attaques en ligne sont minimisées ou justifiées au nom de “l’humour” ou de la “liberté d’expression”, sans prendre en compte leur impact psychologique réel.


