Commission pour la cause créole : Elle veut guérir les blessures du passé et donner aux Créoles leur pleine place dans la société

Hier, 1er février, jour de commémoration de l’abolition de l’esclavage, l’Église catholique a officiellement lancé la Commission pour la cause créole à l’église Saint-Augustin, à Rivière-Noire. Lors de la messe, Monseigneur Jean Michaël Durhône a souligné que « reconnaître l’identité créole, c’est aussi reconnaître son histoire ».

Il a affirmé que 191 ans après l’abolition de l’esclavage en 1835, le devoir de mémoire reste essentiel, non pour entretenir la douleur, mais pour ouvrir un chemin de guérison, de justice et d’espérance.

Monseigneur Durhône est revenu sur plusieurs étapes importantes du cheminement de la reconnaissance de la cause créole, notamment la première célébration du 1er février en 1985 et les prises de position de l’Église au début des années 1990, comme la lettre pastorale de Mgr Maurice Piat sur le « malaise créole ». Ces initiatives ont marqué une reconnaissance plus claire de la réalité vécue par les Créoles à Maurice.

Lancée officiellement hier, la Commission pour la cause créole vise à guérir les blessures du passé et à soutenir les Créoles dans la société. Elle travaillera sur la mémoire, la dignité et la lutte contre toute forme d’injustice et de discrimination.

Concrètement, la Commission souhaite écouter, accompagner et soutenir les Créoles à travers des actions sociales, éducatives, culturelles et spirituelles. Elle veut également favoriser le dialogue et le vivre-ensemble, en refusant tout discours de haine ou de division.

À l’horizon 2035, année du bicentenaire de l’abolition de l’esclavage, la Commission entend contribuer à une société plus juste et inclusive, où les Créoles, comme tous les Mauriciens, peuvent être pleinement acteurs de leur développement.

À travers cette initiative, l’Église affirme que la cause créole concerne l’ensemble du pays et qu’elle s’inscrit dans une démarche d’unité, de justice et d’espérance.

Plus d'Actualités