
Avec un score de 48 sur 100 et une 61ème place sur 182 pays, Maurice enregistre une nette baisse dans l’Indice de Perception de la Corruption 2025, publié par Transparency International.
Ce résultat marque le plus mauvais classement du pays depuis plus de 10 ans. En 2012, Maurice affichait encore un score de 57 et se positionnait à la 43e place.
Cette chute progressive reflete une perte de confiance dans la manière dont les affaires publiques sont gérées et dans l’efficacité de la lutte contre la corruption.
Le score de Maurice repose sur sept sources internationales indépendantes. Le rapport 2025 met en lumière une situation contrastée. Le pays recule dans les évaluations de l’Economist Intelligence Unit, qui examinent la qualité de la gouvernance et le climat politique, ainsi que dans celles du World Economic Forum, fondées sur la perception de l’intégrité des institutions et du climat des affaires. Ces résultats traduisent un malaise accentué quant à la transparence et à la gestion des fonds publics.
À l’inverse, des signaux plus positifs apparaissent dans d’autres domaines. Le Varieties of Democracy Project (V-Dem) souligne que les libertés civiles et les mécanismes de contre-pouvoir restent globalement solides, tandis que le Rule of Law Index du World Justice Project relève une amélioration concernant l’état de droit et l’indépendance de la justice. Cela montre que les bases démocratiques du pays tiennent, même si leur crédibilité est fragilisée par des doutes persistants sur la gouvernance. Dans un contexte mondial où la moyenne du CPI s’établit à 42 sur 100, Transparency Mauritius rappelle que le recul n’est pas une fatalité. Pour Maurice, ces résultats doivent être pris comme un signal d’alerte et inciter à des réformes concrètes, notamment sur le financement des partis politiques, l’accès à l’information et la protection des lanceurs d’alerte, afin de restaurer durablement la confiance du public.


