Maurice face aux défis climatiques : le potentiel existe pour transformer les obstacles en croissance, selon la Banque mondiale

Le Country Climate and Development Report (CCDR), présenté hier par des représentants de la Banque mondiale, trace une trajectoire claire pour Maurice : transformer l’économie tout en renforçant sa résilience face aux chocs climatiques. Le rapport propose trois piliers stratégiques pour les quatre prochaines années.

Le premier pilier vise à renforcer les fondations économiques, avec une gestion rigoureuse des finances publiques, la modernisation des institutions et le développement des compétences. Une économie stable et est essentielle pour attirer les investisseurs, et la transition verte est présentée comme une opportunité de croissance, Maurice visant à devenir un hub international d’investissement climatique.

Le deuxième pilier porte sur la transformation des secteurs clés. Le tourisme devra privilégier la qualité à la quantité, avec moins de constructions en bord de mer et plus d’expériences culturelles. Dans l’économie bleue, les prises de poissons pourraient chuter de 25 % d’ici 2100 avec les taux d’émissions  actuels. Toutefois, l’aquaculture sous-exploitée pourrait créer 25 000 emplois et générer plus de valeur ajoutée. La transition énergétique reste cruciale pour réduire la dépendance au pétrole, diminuer le coût de l’électricité et créer environ 7 000 emplois.

Enfin, le troisième pilier concerne la protection du territoire et des populations : gestion de l’eau, protection du littoral et infrastructures résilientes.

Reste à voir si Maurice réussira à mobiliser les investissements soit   340 millions de dollars chaque année, moderniser ses infrastructures et transformer ses secteurs clés pour concrétiser ces ambitions.

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