
Les frappes israélo-américaines sur l’Iran et l’escalade dans le golfe Persique font planer une ombre sur l’économie mondiale. Si le conflit s’enlise, les répercussions pourraient être brutales, notamment pour Maurice, dépendante des importations pétrolières en provenance de cette région. Pendant le weekend, les marchés sont fermés, mais dès lundi, la Bourse pourrait s’effondrer. Le prix à la pompe, protégé par le fonds de stabilisation, respire encore… mais jusqu’à quand ?
Maurice n’échappera pas à la tempête si la guerre s’étend. Avec 10,9 % de ses importations en provenance des Émirats arabes unis en 2025, le pays est vulnérable. Essence, gaz domestique, métaux précieux comme l’or et l’argent… la liste des produits exposés est longue. Pourtant, l’impact immédiat sera atténué. Le pays achète son pétrole via des contrats Platts à terme, et non au prix spot. Ce qui veut dire que les prix sont fixés à l’avance pour des livraisons futures ce qui retarde l’effet des fluctuations de deux mois environ.
La prochaine réunion du Petroleum Pricing Committee, prévue en fin de semaine, ne devrait pas entraîner de hausse des prix à la pompe. La dernière cargaison, arrivée avant les tensions, reste hors de portée des chocs actuels. Grâce au Price Stabilisation Fund de la State Trading Corporation, les consommateurs sont, pour l’instant, épargnés.
Mais si le conflit persiste au-delà de deux semaines, les cargaisons futures pourraient alourdir la facture… S’agissant des métaux et des denrées importées, leur coût pourrait, lui, grimper bien plus tôt.


