Introduction du Kreol Morisien au Parlement : un rapport technique confirme la faisabilité et analyse le vocabulaire

Assemblée nationale

Toutes les modalités techniques sont désormais en place, et un rapport technique présenté vendredi à l’Université de Maurice a confirmé la faisabilité de l’usage du Kreol Morisien, en analysant le vocabulaire disponible et en identifiant les mots appropriés ou non. Il reste désormais à obtenir l’acceptation de l’exécutif pour permettre les débats à l’Assemblée nationale.

Intitulé « Rapor Proze Resers Inter-Institisionel », ce document technique, financé par le Higher Education Commission et élaboré par plusieurs partenaires, dont des académiciens, a évalué la faisabilité de l’utilisation du créole dans les débats parlementaires. Il fournit une analyse détaillée du vocabulaire disponible, identifie les catégories de mots appropriés ou non, et propose un cadre pour son usage officiel.

Le rapport montre que 83,9 % des mots peuvent être utilisés au parlement, tandis que 6,4 % ne le peuvent pas. Au total, 17 626 entrées du Diksonier Morisien ont été analysées. Certaines catégories de mots ont été jugées non appropriées : propos injurieux ou humiliants, termes sexistes ou discriminatoires, mots déshumanisants, commentaires sur le physique ou la santé, langage codé ou réservé à un petit groupe, et propos dégradants liés à l’origine géographique.

La Speaker, Shirin Aumeeruddy-Cziffra, se dit favorable à cette démarche. Elle avait déposé un rapport intérimaire le 10 décembre dernier auprès du Premier ministre, et le rapport final sera présenté prochainement, après quoi l’exécutif devra trancher.

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