
Nouvelle comparution ce jeudi matin pour l’enseignant de musique, Frédéric Pavaday, devant la cour de Curepipe.
Ses avocats ont longuement abordé les accusations portées contre lui, notamment la qualification d’« ill-treatment of a child ». Certains éléments de l’enquête policière, ont également été remis en question.
Les plaidoiries se poursuivront demain matin avec l’intervention de la représentante du DPP.
Prise par une autre obligation, la cour a décidé de poursuivre les plaidoiries demain matin avec l’intervention de la représentante du DPP, Priscilla Veerabadren. Frédéric Pavaday est ainsi reconduit en cellule policière après sa 5eme comparution devant la cour de Curepipe.
Durant cette audience, les hommes de loi ont examiné les différents chefs d’accusation retenus contre l’enseignant de musique et les éléments présentés par l’enquête policière.
L’avocat Sacheen Boodhoo s’est particulièrement attardé sur l’infraction « ill-treatment of a child ». Pour étayer son argumentaire, il a cité plusieurs références et études internationales selon lesquelles, cette qualification doit répondre à des critères précis, incluant notamment des formes de violence physique ou d’abus psychologiques clairement établis.
Pour sa part, Sanjeev Teeluckdharry a contesté l’authenticité des courriels électroniques reçus par les ex-élèves de la Loreto Junior School de Curepipe. D’ajouter que l’intervention de Virginie Bissessur, directrice de PedoStop, n’a donné aucune indication quant à l’arrivée des présumées victimes à Maurice. Me Sanjeev Teeluckdharry a également soulevé la question de la prescription qui impose un délai maximal pour porter plainte sachant que les faits allégués remontent à 2008.
Les avocats ont donc conclu que par un manque de précision dans l’enquête, Frédéric Pavaday ne doit pas être privé de sa liberté constitutionnelle.
Pour rappel, Frédéric Pavaday a été arrêté le 24 février, à la suite d’une plainte déposée la veille par une présumée victime.


