
Maurice voulait se préserver des turbulences du marché énergétique. Bien avant les tensions actuelles dans le Golfe persique, des discussions avaient été engagées autour d’un projet visant à augmenter les capacités de stockage du carburant Jet A1 utilisé par les avions. Un projet stratégique qui ne concerne pas seulement Air Mauritius mais aussi la capacité du pays à accueillir davantage de vols et donc plus de visiteurs.
Alors que les tensions géopolitiques secouent le marché énergétique mondial, le secteur de l’aviation fait face à une nouvelle zone de turbulences. La guerre entre les États-Unis, Israël et l’Iran a provoqué une flambée des prix du carburant d’aviation. Le baril de Jet A1, qui se négociait récemment entre 85 et 90 dollars, atteint désormais 150 à 200 dollars, selon plusieurs estimations du secteur.
Une hausse brutale pour une industrie où le carburant représente jusqu’à un quart des coûts d’exploitation des compagnies aériennes. Plusieurs transporteurs à travers le monde envisagent déjà de réviser leurs prévisions financières et d’augmenter le prix des billets.
Dans ce contexte, les discussions entamées à Maurice sur l’augmentation des capacités de stockage prennent une dimension stratégique. Au-delà des besoins d’Air Mauritius, la question touche aussi l’ambition du pays d’augmenter la fréquence des vols et d’attirer davantage de visiteurs afin de booster les chiffres du tourisme.


