Board of Inquiry :  Il est facile de se procurer de la drogue en prison, selon un témoin qui parle de complicités internes  

Le trafic de drogue en prison a été largement évoqué lors des témoignages devant le Board of Inquiry après le décès d’Andy Selmour, survenu à la prison de Melrose le 9 décembre dernier. Selon certains témoins, ce trafic se ferait avec aisance et impliquerait même certains gardiens.

Une récente révélation indique qu’Andy Selmour aurait lui-même fourni de la drogue à d’autres détenus, ce qui aurait été à l’origine du conflit menant au drame.

Sept témoins ont évoqué des activités illicites se déroulant en toute impunité. S’ils disent qu’il est facile de se procurer de la drogue en prison, principale source de tensions entre détenus, ils craignent des représailles et refusent de révéler l’origine ou les réseaux impliqués.

Toutefois, un détenu de l’unité Kestrel a affirmé que plusieurs prisonniers seraient rémunérés en drogue synthétique en échange de services. Des officiers et gardiens seraient complices de l’introduction de drogue et autres articles interdits, ce qui explique l’absence de dénonciations. Il serait même plus facile de se procurer de la drogue en prison qu’à l’extérieur, selon lui. Des denrées apportées par les proches seraient échangées contre des doses : une cigarette jusqu’à Rs 10 000, un smartphone plusieurs centaines de milliers de roupies, ou une boîte de fromage contre quatre à cinq doses.

Le témoin a ajouté qu’Andy Selmour agissait comme fournisseur auprès d’autres détenus, partageant régulièrement la drogue jusqu’à ce que le même groupe soit lié à son agression. Le jour de l’incident, il aurait reçu de la drogue synthétique qu’il comptait distribuer avec d’autres détenus.

Les travaux du Board of Inquiry reprendront le 17 mars 2026.

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