Vidéosurveillance chinoise : une étude révèle qu’il viole le droit à la vie privée des citoyens

Des experts en droits humains et en technologies émergentes considèrent que l’expansion rapide des systèmes de vidéosurveillance basés sur l’intelligence artificielle à travers le continent africain porte atteinte au droit à la vie privée des citoyens et a un effet dissuasif sur la société. Tel est le constat d’un nouveau rapport d’experts de l’African Digital Rights Network, qui a mis en évidence la collaboration de la chercheuse Rookaya Kasenally dans le cas de Maurice.

Deux milliards de dollars américains ont été dépensés par 11 gouvernements africains, dont Maurice, pour l’achat d’équipements de vidéosurveillance chinois. Le tout présenté comme un outil pour endiguer le crime. Or, les experts de l’African Digital Rights Network avertissent que la sécurité nationale est brandie pour justifier leur utilisation et qu’ils servent plutôt à surveiller des activistes et des opposants. De même qu’à arrêter des manifestants.

Rookaya Kasenally s’est penchée sur le projet Safe City. Elle rappelle qu’il a été lancé au coût de 456 millions de dollars et qu’il a été géré par des proches de l’ex-Premier ministre Pravind Jugnauth. 4 000 caméras intelligentes, 300 caméras de surveillance du trafic routier dotées de technologies pour la reconnaissance faciale et des plaques minéralogiques sont censées combattre le crime.

Les chiffres quant aux taux de criminalité n’ont pas baissé pour autant, note la chercheuse. Elle rappelle que la Data Protection Act a bien été votée, mais que le Premier ministre est habilité à passer outre le droit à la vie privée et à la protection des personnes concernées en invoquant la sécurité nationale, la défense et la sécurité publique.

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