
L’alliance gouvernementale semble plus que jamais fissurée par les discours de Paul Bérenger annonçant son départ comme Premier ministre adjoint. Une trilogie prédéterminée qui n’en finit pas depuis novembre 2025. Le leader du MMM aurait galvanisé les membres de son bureau politique pendant le week-end pour entamer cette journée fatidique.
Une situation qui exaspère les militants du BP et surtout les travaillistes.
C’est un feuilleton dont le gouvernement du changement voudrait bien s’en passer, mais le départ annoncé de Paul Bérenger comme Premier ministre adjoint se joue, ce lundi, à l’Hôtel du Gouvernement. Les tractations ont suivi durant le week-end après le départ du président seychellois, le Dr Patrick Herminie, samedi dernier.
Il nous revient que Paul Bérenger aurait discuté avec ses proches collaborateurs et les membres influents de son bureau politique pour envisager le « timing » possible de son grand déballage annoncé le 28 février. Le point principal de la discorde entre Paul Bérenger et le Premier ministre serait toujours la nomination d’un ministre des Finances à plein temps.
Toutefois, le silence de certains ministres mauves et le fait que le bureau politique reste silencieux face aux dires de Paul Bérenger démontrent un sentiment qualifié de ras-le-bol de l’humeur changeante de leur leader. D’autre part, les propos critiques du leader des mauves sur la gestion du gouvernement irritent les travaillistes.
Selon nos sources, les « backbenchers » rouges comptent exprimer leur exaspération, lors de la réunion du comité parlementaire de la majorité, cet après-midi, prévue à 14 h 30 au bâtiment du Trésor.
En cas de départ de Paul Bérenger du gouvernement, la fracture au MMM s’annonce brutale.


