
Le Central Electricity Board se trouve devant une impasse, avec un compte à découvert estimé à Rs 10 milliards. Le ministère n’aurait pas d’autre choix que de proposer au Conseil des ministres qui se réunira demain, une hausse des tarifs de l’électricité à travers un War Levy.
Avant les conflits au Moyen-Orient, le Central Electricity Board avait déjà un compte à découvert, soit un déficit de Rs 6 milliards . Avec la hausse du prix de l’huile lourde, l’organisme a été obligé de contracter un nouveau prêt de Rs 4 milliards afin de s’assurer que la fourniture reste ininterrompue.
Le navire SeaTreasure, qui a accosté Port-Louis le 1er avril, a coûté Rs 1,2 milliard au lieu de Rs 700 millions. Un autre pétrolier, transportant 31 000 tonnes métriques d’huile lourde, coûtera la même somme. Le CEB a besoin d’une livraison mensuelle pour honorer ses engagements envers la population.
Selon des sources, s’il n’y a pas une hausse des revenus, il faudra 8 ans au CEB pour rembourser cette dette, ce qui mettrait même à risque les opérations de la compagnie étatique.
Plusieurs formules ont été étudiées, mais celle qui sort du lot est la proposition d’une taxe de guerre. Cette taxe sera temporaire, jusqu’à ce que la crise soit passée.
Afin de ne pas pénaliser les plus vulnérables, le ministère propose également de ne pas appliquer cette taxe aux consommateurs qui sont enregistrés sur le Registre social de Maurice.


