Le prix du Jet-A1 a doublé : Le tourisme mauricien sous pression

Les tensions persistantes autour de l’Iran et, plus largement, au Moyen-Orient commencent à produire des effets concrets sur l’industrie touristique, avec des répercussions qui se font également sentir à Maurice.

Le prix du Jet-A1, le carburant pour avions, a doublé en l’espace de deux mois atteignant plus de 200 $ le baril.

A ne pas oublier la fermeture d’espaces aériens, des détours prolongés et des incertitudes opérationnelles qui compliquent l’organisation des vols, affectant directement les liaisons vers l’île et décourageant certains visiteurs.

Les chiffres parlent d’eux-mêmes.

Entre le 1er et le 25 mars 2026, Maurice a accueilli environ 111 000 visiteurs. Une légère baisse de l’ordre de 2 % par rapport à l’année dernière.

Une tendance directement liée aux incertitudes qui pèsent actuellement sur le transport aérien mais aussi sur plusieurs destinations à travers le monde.

Le plus marquant c’est la chute du marché de Dubaï. Les arrivées en provenance de cet important hub enregistrent une baisse spectaculaire de plus de 63 %.

L’instabilité régionale et un trafic aérien fortement perturbé en est à l’origine

Selon le World Travel and Tourism Council, le conflit coûterait déjà au secteur touristique au moins 600 millions de dollars par jour.

Et ce n’est pas tout.

Plusieurs compagnies aériennes ont revu leurs tarifs à la hausse, conséquence directe de trajets plus longs et de coûts d’exploitation plus élevés.

De quoi freiner certains voyageurs voire provoquer des annulations.

Sur le terrain, hôtels et compagnies aériennes à Maurice confirment que les désistements se multiplient jour après jour.

Malgré ce contexte tendu, tout n’est pas en recul.

Certains marchés résistent et progressent même. C’est le cas de l’Inde, de l’Allemagne ou encore de la Turquie.

Des signaux encourageants mais encore insuffisants pour compenser les pertes enregistrées ailleurs.

Plus d'Actualités