Malversations alléguées : Le matériel informatique et le téléphone du CEO d’OMCA Foundation analysés

L’Overseas Medical Care Assistance Foundation est dans l’œil du cyclone depuis l’évacuation sanitaire suivie du décès du chanteur Ras Natty Baby dans la Grande péninsule. L’organisation mise sur pied en 2018 et qui a aidé à faire opérer plus de 5 000 patients à l’étranger intéresse au plus haut point la Financial Crimes Commission (FCC). Son enquête porte sur des présumées irrégularités financières, notamment l’origine de ses fonds, entre autres.  

L’OMCA Foundation a gagné en notoriété en se ruant au chevet de Ras Natty Baby qui réclamait son transfert d’un hôpital public vers une clinique privée. L’organisation a dirigé le chanteur vers un hôpital en Inde pour qu’il subisse une délicate intervention chirurgicale, mais il n’a malheureusement pas survécu à des complications de santé.

Depuis, le gouvernement a rapatrié la dépouille du défunt, à ses frais. Le ministre de la Santé, Anil Baichoo, a aussi annoncé qu’il va légiférer pour encadrer ce type d’organisations. Les autorités compétentes vont également ouvrir une enquête, sur ses recommandations, relatives aux plaintes formulées contre l’OMCA Foundation.

Dans l’enquête ouverte par la FCC, liée à des plaintes antérieures, le CEO de l’organisation, Tasleem Dilloo, a été entendu, hier. Son téléphone portable ainsi que du matériel informatique appartenant à l’OMCA ont été saisis à des fins d’analyses à l’issue de perquisitions menées à son bureau à Ebène, au QG de l’organisation à Forest-Side et à son domicile, à Curepipe.

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