
L’industrie touristique montre des signes de ralentissement depuis quelques mois. Face à cette inflexion, l’Association des Hôteliers et Restaurateurs de l’île Maurice exhorte le gouvernement de venir avec des mesures urgentes à travers le prochain budget pour soutenir le secteur. Entre le conflit au Moyen-Orient, les prix des billets d’avion et la prudence des touristes, la destination Maurice subit de plein fouet les impacts d’un contexte international incertain.
Dans ses propositions budgétaires, l’AHRIM estime qu’il est impératif d’agir rapidement pour préserver la compétitivité du tourisme national.
L’AHRIM mise ses quatre axes pour améliorer les standards de la destination à travers des mesures budgétaires. L’association réclame plus de transparence sur les prix, une meilleure information pour les visiteurs et un encadrement renforcé des opérateurs. Elle insiste aussi sur la nécessité de mieux mesurer l’activité touristique dans l’ile hors hôtellerie.
Deuxième priorité : soutenir le réinvestissement hôtelier. L’AHRIM propose un ensemble de mesures fiscales pour les établissements en rénovation, incluant la réduction des frais sur les baux des terrains, des allègements des frais des licences et des avantages sur les équipements importés. L’objectif est de maintenir un niveau de qualité conforme au positionnement haut de gamme à Maurice.
Le troisième levier est le marketing international. L’association souhaite introduire une double déduction fiscale sur les dépenses promotionnelles afin d’aider les opérateurs à renforcer leur visibilité sur les marchés étrangers.
Enfin, l’AHRIM met l’accent sur la protection des plages face à l’érosion. Elle demande l’extension des soutiens financiers aux projets de préservation des plages et des écosystèmes marins, considérés comme essentiels à l’attractivité touristique du pays.


