L’EOC conclut à une discrimination après le licenciement de deux employées voilées par ENS Africa

Le cabinet d’avocats ENS Africa a été trouvée coupable de discrimination religieuse pour avoir licencié deux de ses employées parce qu’elles portent le hijaab. Dans un rapport publié hier, l’Equal Opportunities Commission, présidée par l’avocate Carolyn Desvaux de Marigny, rappelle que la Constitution protège la liberté de conscience et interdit toute forme de discrimination.

C’est une affaire qui a fait couler beaucoup d’encre l’année dernière. Nadrah Bintee Diouman-Ameer et Mushirah Hanna Humeira Aubdoollah ont été remerciées après 8 et 7 ans de service respectivement par ENS Africa pour avoir décidé de porte le voile.

Assistées de Mes Imteeaz Mamoojee, Nadeen Hyderkhan et Dya Ghose Radhakeesoon, elles ont saisi EOC, accusant les responsables du cabinet, à savoir Thierry Koenig, Shrivan Dabee et Nashenta Vuddamalay Zindel de les avoir discriminé sur la base de leur croyance religieuse.

ENS Africa s’est évertué à affirmer qu’il prône une politique de laïcité et des principes séculiers en matière d’habillement de son personnel. Il n’a toutefois pas été en mesure de produire un code de conduite pour étayer ses dires. Pire : les deux employées ne disposaient pas de contrats de travail en bonne et due forme.

Nadrah Bintee Diouman-Ameer a indiqué qu’elle a décidé de porter le hijaab à partir de février 2025 après un pèlerinage à La Mecque. Sa collègue et elle-même ont été remerciées après avoir été accusées par ENS Africa d’insubordination, de diffusion d’informations erronées et de s’être comportées de façon à semer le trouble au sein du cabinet.

L’EOC a accordé un délai de 45 jours à ENS Africa, à compter d’hier, pour trouver un compromis avec des ex-employées, sans quoi le dossier sera transmis à l’EOC Tribunal.

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