
Le problème des anciennes maisons CHA-EDC en amiante est documenté depuis les 25 dernières années. Sept rapports ont été soumis et ont pris la poussière dans des tiroirs, déplore l’actuel ministre des Terres et du Logement, à l’Assemblée nationale, hier.
Shakeel Mohamed préside un comité interministériel mis sur pied le 10 avril dernier sur ce dossier. Une première réunion s’est tenue le 6 mai et un plan de travail a été arrêté.
Le gouvernement engage un processus mais qui est à un stade préparatoire, selon Shakeel Mohamed. Ce plan d’action dépendra de l’aval du ministère des Finances, de l’Attorney General et du Conseil des ministres, précise-t-il.
Il existe trois obstacles au processus : des incohérences dans les données, les situations de « Lakaz Zeritye » et les critères d’éligibilité au relogement.
Le comité étudie plusieurs options : un plan d’échange où le gouvernement reprend le terrain et l’infrastructure contaminée contre un logement social. Pour ceux qui préfèrent reconstruire sur leur terrain, ils pourront obtenir une ligne de crédit auprès de la Mauritius Housing Company ou une subvention par maisonnée. À savoir que le comité estime le montant de la reconstruction entre Rs 2,5 à Rs 3 millions.
Shakeel Mohamed explique également qu’il prône une politique de transparence sur ce dossier. Rs 940 millions ont déjà été identifiés dans trois budgets successifs entre 2022 et 2025, sans que les chiffres consolidés des réalisations budgétaires par agence ne soient disponibles, une pratique qui ne sera plus tolérée, car chaque sou dépensé doit être retraçable.


