
La dette publique continue de grimper…. c’est que révèle Navin Ramgoolam, dans une réponse parlementaire à une question du député Ram Etwareea, hier. Le Premier ministre affirme que la dette du secteur public pourrait dépasser les Rs 679 milliards d’ici juin 2026, soit plus de 88 % du PIB. Le chef du gouvernement attribue cette hausse aux dépenses publiques, au ralentissement économique et aux conséquences du conflit au Moyen-Orient. Face à cette situation, plusieurs mesures budgétaires sont envisagées pour tenter de stabiliser les finances publiques.
La dette publique reste en hausse. C’est qu’a révélé le Premier ministre, au parlement, hier. Elle est estimée à Rs 675 milliards à fin mars 2026, contre 661 milliards trois mois plus tôt soit une hausse de Rs 14,3 milliards.
Ladite augmentation s’explique principalement par des dépenses publiques supérieures aux revenus de l’État, notamment pour le paiement de la compensation salariale et de la pension universelle. La dette des compagnies d’Etat a également augmenté, particulièrement au niveau du CEB et de la STC, confrontés à la hausse des prix du pétrole liée au conflit au Moyen-Orient.
Navin Ramgoolam prévient que la dette pourrait dépasser les prévisions initiales en raison d’un manque à gagner de Rs 10 milliards lié au retard dans la ratification du traité des Chagos, mais aussi d’un ralentissement économique attendu.
Pour faire face à la situation, le gouvernement envisage des mesures de contrôle des dépenses et l’introduction prochaine d’une Fiscal Responsibility Act visant à renforcer la discipline budgétaire, la transparence et la gestion des finances publiques.


