
Un ancien employé de Toys R Us a finalement obtenu justice après plus de vingt ans de combat judiciaire. La Cour intermédiaire a reconnu qu’il avait été victime de violences policières extrêmes lors de son arrestation en décembre 2003. Il affirme avoir subi des coups, des actes de torture et des traitements dégradants en garde à vue. Les deux policiers de la Central Investigation Division concernés sont Seewoo Ramburun et Gopalen Perianen.
Les preuves médicales et psychologiques ont confirmé les lourdes séquelles laissées chez la victime, notamment un trouble de stress post-traumatique et une incapacité permanente évaluée entre 30 et 35 %. La Commission nationale des droits de l’homme avait déjà conclu à des brutalités policières dans cette affaire.
Dans la nuit du 24 décembre 2003, au poste de police de Sodnac, l’homme affirme avoir été roué de coups, torturé avec une serviette et une planche en bois, puis humilié verbalement. Malgré ses supplications, les policiers, qu’il disait en état d’ébriété, auraient poursuivi ces actes pendant plusieurs heures, avant qu’il ne soit transféré d’urgence à l’hôpital.
Dans son jugement, la magistrate Dushuina Moorghen a souligné la gravité des faits et leurs conséquences sur la vie du plaignant. Après avoir étudié plusieurs précédents judiciaires, elle a estimé que les deux policiers devaient verser 500 mille roupies de dommages moraux à l’ancien employé de Toys R Us. Contrairement à d’autres affaires similaires, la victime n’a pas poursuivi l’État, mais uniquement les deux policiers, à titre personnel.


