Cannabis : le journaliste Axel Chenney recommande le monopole de l’État

Le journaliste, Axel Chenney, a soumis des propositions dans le cadre des consultations publiques sur la réforme du cannabis à Maurice. Il explique que cette contribution part d’un constat simple: malgré des décennies de répression, cette substance reste facilement accessible dans le pays, tandis que les réseaux criminels liés à ce trafic continuent de prospérer.

Selon lui, ce marché représente une économie souterraine extrêmement rentable qui échappe entièrement à l’État et alimente les mêmes circuits que les drogues synthétiques, l’héroïne et d’autres trafics.

Le modèle proposé vise avant tout à stopper le trafic et à reprendre le contrôle d’un marché déjà existant, à rompre les liens entre le cannabis et les drogues synthétiques, à renforcer le rôle de l’État dans la prévention et l’éducation, à protéger les jeunes et à décourager la consommation.

Son principe central est simple: le monopole de l’État, qui cultiverait, transformerait, distribuerait et vendrait le cannabis exclusivement aux adultes, avec des quotas limités.

L’État devrait également interdire la consommation dans les lieux publics, instaurer des sanctions renforcées contre le trafic et lancer de vastes campagnes nationales de prévention, avec une phase initiale limitée principalement aux bourgeons séchés naturels.

Cette approche vise à empêcher l’émergence d’une industrie commerciale agressive du cannabis, portée par des intérêts économiques, tout en réduisant le pouvoir financier des réseaux illégaux.

Les revenus générés seraient réinvestis dans la prévention, la santé mentale, le traitement des dépendances, l’éducation, le sport et les programmes destinés aux jeunes.

La proposition reconnaît toutefois ses propres limites, mais repose sur deux constats : la répression a échoué et le statu quo demeure la pire des options.

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